Mon marathon de Paris 2014 – 42km195 exigeants!

Finisher

Principal objectif de mon premier semestre 2014, le marathon de Paris est pour moi une course spéciale car c’est sur ce même parcours que je me suis lancé, en 2013, pour la première fois sur cette distance mythique. Je me suis donc présenté dimanche 6 avril 2014 sur la ligne de départ Avenue des Champs Elysées confiant sur l’idée que j’étais en mesure de battre mon record réalisé en novembre dernier sur le Marathon de la Rochelle.

Satisfait de ma préparation (plan sur 9 semaines proposé sur le site de Bruno Heubi) où j’ai réellement constaté ma progression au fil des semaines et ayant également bien travaillé sur la nutrition, je me suis présenté sur cette ligne de départ avec 3kg de moins que sur celle du Marathon de la Rochelle. L’allure AS42 travaillée pendant toute ma préparation était bien mémorisée.

Jour J

Après un réveil à 6h, un petit-déjeuner pour faire le plein d’énergie, je me dirige vers Bastille où j’ai rendez-vous avec Vincent, un collègue de boulot qui était présent également à la Rochelle avec moi et avec qui je compte courir le plus longtemps possible cette course car nous avons le même objectif. Direction les Champs-Elysée vers 8h afin d’aller saluer plusieurs runners avec qui j’échange sur Twitter. J’ai croisé également Jean-Alexandre alias Kejaj, nous discutons un peu, puis, sans stresser, je rejoins mon sas de départ. A ce moment là, je réalise que j’ai peut-être une couche en trop sur moi, la température est douce ce matin et avec mon maillot de compression, je vais sûrement avoir chaud.

Dans le sas 3h15, je vise mon chrono de 3h21 soit une allure de 4’46 au kilomètre, je vais essayer de ne pas partir trop vite afin de ne pas subir le « mur » à la fin de la course.

De 0 à 10km : 47’48 (4’47/km)

Dans l’euphorie du premier kilomètre où je retrouve mon allure qui doit m’amener 41km plus loin, je suis rapidement surpris par la chaleur dans la rue de Rivoli, je transpire immédiatement et ma FC est bien plus haute que d’habitude. Il faudra que je fasse attention à mon hydratation tout au long du parcours. Le passage à Bastille avec le ravitaillement se passe très bien. Rue du faubourg St Antoine, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, je connais le parcours par coeur car j’habite à Bastille et j’ai l’habitude d’aller m’entrainer au Bois de Vincennes, je passe au 10km sans problème particulier.

Temps de passage au 5km : 23’50 (4’46)

Du 11 au 20km :  47’18 (4’44/km) 

La traversée du Bois de Vincennes se passe très bien, Toujours accompagné de Vincent, nous profitons des encouragements de sa famille postée à proximité du zoo. Toujours en terrain connu, je sais que la partie « retour sur Paris » est principalement en faux plat descendant et très roulante, j’en profite pour dérouler ma foulée sans forcer, je baisse ma FC et gagne quelques secondes sur l’allure cible, mais je sais que ces quelques secondes peuvent être préjudiciables pour la suite… Mes ravitaillements se passent très bien, de l’eau, beaucoup d’eau avec chaque prise de gel.

Du 21 au 30km : 47’38 (4’46/km)

Le passage au semi se fait en 1h40’20 soit une allure moyenne depuis le début de la course de 4’45, un peu plus rapide que l’allure cible mais je me sens en forme. Second passage à Bastille, le parcours prend alors le chemin des quais, si le premier kilomètre est agréable, nous entrons rapidement dans le tunnel des Tuileries, ultra sombre pour faire ambiance boite de nuit avec musique et jeux de lumières, expérience que je n’ai pas appréciée! A la sortie du tunnel l’air frais permet de reprendre son souffle. Les quais sont assez agréables, j’essaie de profiter de la vue qui est offerte, avec la Tour Eiffel. Le ravitaillement au niveau du Trocadéro me permet de boire encore et toujours, et de prendre mon gel.

De 31 au 40km : 52’02 (5’13/km)

Nous sortons des quais et c’est là que le Marathon de Paris commence réellement et que son exigence fait le plus de dégâts. Jusqu’au 34ème, j’arrive à gérer mes premières difficultés, mes jambes sont lourdes, malgré l’eau que j’ai bue tout au long du parcours, je pense que je souffre un peu de déshydratation. Les kilomètres suivants seront que lutte et auto-motivation pour finir. L’objectif temps du départ devient, à ce moment là, impossible à atteindre, je me lance alors dans toute une série de calculs afin de prédire le temps que j’allais faire et plus je calculais, plus je ralentissais, me faisant reprendre mes calculs à partir de zéro. 3h22, 3h23, 3h24, 3h25…

De 41 au Finish : 

Les derniers kilomètres sont difficiles, je marche sur 75m, je me remets à courir, des personnes m’encouragent dont Roulio que je croise avant d’arriver Porte Dauphine, je regarde ma montre et me dit que je peux encore battre mon record. Je lance alors mes dernières forces pour franchir cette ligne. Je passe sous l’arche en 3h26’58 soit 1’10 de mieux que sur la marathon de Rochelle, malgré ce record, je ne suis pas forcement satisfait de la manière dont il a été battu. Mais j’ai beaucoup appris sur ce marathon et cela me sera utile sur les prochains!

Ma course en chiffres et en graphique :

  • Dossard : 8439
  • Classement réel : 4496 sur 39125
  • Temps : 3h26’58
  • Vitesse moyenne : 12,23 (4’54/km)
  • Positive split : +6’38

Félicitations à tous mes ami(e)s qui ont fini ce marathon, Vincent, Renaud et Laurent (que j’ai croisé dans le métro en rentrant), Pathé, Eric, Pierre et tous les autres!

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