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Mon EcoTrail : Objectif Tour Eiffel!!

Le 21 mars dernier, j’étais au départ de l’EcoTrail de Paris, sur la version longue, soit 80km. Après les 72km de la Saintélyon en décembre 2014, j’allais augmenter ma plus longue distance parcouru en une seule fois en courant.

Avec une préparation plus ou moins bien faite/sérieuse en raison d’une charge de travail qui s’est accentuée ces derniers temps au boulot, je me suis présenté sur cette ligne départ quand même en confiance grâce à l’expérience acquise lors de Saintelyon. Je savais que je pouvais aller au bout en ne me fixant pas d’objectif de temps particulier et en étant raisonnable sur le début de course quant à l’allure à adopter. Bref, l’objectif principal était de finir, le second, être sous les 10h et l’objectif secret, me rapprocher le plus près possible des 9h!

Jour J

10h, je rejoins Greg et Julien et un de ses collègues à la gare pour se diriger vers Saint Quentin en Yvelines. Sur place, nous rejoignons Philippe, Fred B., Ali et croisons pleins de têtes connues, ces 80km attirent les foules! L’ambiance est plutôt décontractée!
 

#ecotrail go !

Une photo publiée par Mangeur de Cailloux (@mangeurdecailloux) le


Départ => Buc (23èmekm)
12h, le départ est donné, l’objectif est de ne pas partir trop vite et ainsi ne pas arriver trop tôt au premier ravito. La première partie se fait sur un véritable champ de patates, vigilance extrême, cela serait dommage de se faire une cheville dès les premiers mètres de la course. Dès que nous arrivons sur un sol plus stable, je trouve facilement une allure où je suis en aisance, vers 5’25min/km, peut être un poil trop vite mais le cardio est bon, je passe plusieurs kilomètres a discuté avec Ali que je laisserai filer vers son sub 8h!

Les premières bosses arrivent, je les gère tranquillement en marchant dès que cela monte de trop, je commence à avoir chaud et je m’arrête quelques secondes enlever ma veste. En repartant, je croise Cédric, que j’avais rencontré à l’Interlac, nous discuterons ensemble quasiment jusqu’au 1er ravitaillement. J’arrive à Buc, lieu du premier ravitaillement en 2h07 en 570ème position, je fais le plein de mes bidons (2x50cl) et je repars en marchant en mangeant 2 barres de céréales home-made, je prends mon temps et je me convaincs qu’il faut que je gère le reste de la course et qu’il en faut pas que j’aille trop vite, en effet, sur ce ravito, j’ai aperçu Julien, qui a un niveau bien au-dessus du mien, si lui, est dans les temps pour atteindre son objectif, je suis clairement au dessus du mien…

Buc=> Observatoire de Meudon (46ème km)

Ces 23km fut surement les plus durs psychologiquement sur cet Ecotrail, une succession de montées et de descentes que j’ai trouvé interminable jusqu’au ravitaillement! Sur cette partie, j’ai beaucoup marché dans les montées et fait attention dans les descentes afin de ne pas faire trop souffrir mes cuisses et garder de la force pour les nombreux kilomètres suivants.

Je tombe à sec d’eau assez rapidement et cela m’énerve, j’aurais dû prendre les 1,5L recommandés (obligatoire en fait) par l’organisation, je passe mon temps à regarder ma montre, tous les 15min, et je ne sais plus à quel kilomètre est le ravito, le temps passe horriblement lentement, tout comme les kilomètres dans ma tête. Il se passe près 1h15 entre le moment où je suis tombé en rade d’eau et le moment ou un spectateur m’annonce que le prochain ravitaillement est 200m plus loin, cela me boost et je relance. Sauf que les 200m étaient plutôt 1000m, bref j’ai haï cette personne jusqu’au ravito, je déteste les personnes qui font ça en course! J’arrive à l’observatoire de Meudon en 4h53 en 496ème position, je prends le temps de bien m’hydrater avant de recharger mes bidons et de bien manger, toujours mes barres home-made, et mes gels avec de la caféine pour me donner un coup de boost!!

Observatoire de Meudon => Chaville (57èmekm)

Cet arrêt de quelques minutes au ravitaillement me fait du bien même si se relancer dans la course est difficile musculairement parlant, les cuisses commencent à sentir la distance, pourtant, il reste un peu plus de 30km… Le prochain ravito est 11km plus loin, avec quelques bosses et du plat permettant de conserver une allure stable plusieurs minutes d’affilées. J’avais reconnu cette partie dans le cadre d’une sortie en février, cela fait plaisir de connaître une partie du parcours. Ces 11km seront couvert en près d’1h30 avec difficulté. Je passe rapidement au ravito de Chaville en 6h16 en 534ème position.

Chaville=> St Cloud (69èmekm)

Je repars de Chaville courbaturé mais avec une grande satisfaction car je sais que j’ai fait le plus gros et je ne vois pas ce qui peut m’arriver afin de m’empêcher d’aller au bout, bien qu’il reste un peu plus de 20km. Je décide donc de gérer, je sais que, sauf gros coup de mou, je peux arriver sous la Tour Eiffel sous les 10h (mon premier objectif). Les montées et descentes continues et la nuit commence à apparaitre, je mets ma frontale peu avant d’entrer dans le parc de St Cloud, la première descente à la frontale est déstabilisante mais les yeux se font rapidement au noir! Je file vers l’objectif et vers le dernier ravito à St Cloud où j’arrive après 7h48 en 476ème position.

St Cloud=> Tour Eiffel (79èmekm)

La dernière partie est peut-être la partie la plus facile si on faisait le parcours dans le sens inverse, près de 10km de route plate, sauf que après près de 70km dans les jambes, cette portion prend un tout autre visage, pour dire, il me faudra près de 1h15 pour couvrir la distance et arriver au pied de la Tour Eiffel scintillante (21h).

Sur cette partie, j’ai quand même pas mal marché, à 7km de l’objectif, j’ai réalisé que le sub 9h était impossible et ma motivation en a un pris un coup, et puis je me suis dit, a quoi bon… arriver à 9h05 ou 9h20. En bas de Tour Eiffel, devant une foule en délire ou pas… je me suis lancé avec mes dernières forces dans les escaliers de la Dame de Fer, qui sont finalement assez bien passés, pour franchir l’arche en 9h09 avec une grande émotion!!

I did it!!

Avec du recul, j’ai vraiment apprécié cette course même si la fin n’est pas tip top avec la route (sauf la Tour Eiffel)! Cela me donne envie d’allonger encore et/ou raccoucir avec plus de D+. D’ailleurs, je m’oriente déjà vers mon objectif d’été sur le Tour des Fiz, un trail de 61km avec 5000m de D+, un beau défis!!!

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